Avec « le lavoir » de Pierre Dupont une autre chanson couzonnaise (presque tombée dans l’oubli) célèbre Couzon et la pureté de ses eaux : « la Fontaine de Couzon« , une chanson écrite par Hyde de Neuville.
Malheureusement la source dont il est question est aujourd’hui tarie. A l’angle de la rue Rochon et de la rue Jacques Melchior Villefranche, l’eau se déversait dans un petit bassin encore présent au pied de la croix de la Fontaine de Couzon. La croix possède une niche grillagée protégeant la statue d’une vierge. Dans le renfoncement inférieur, une seconde vierge plus discrète est également visible.
Comme très souvent, cette croix matérialise l’intersection des deux chemins, mais elle perpétue aussi le culte de l’eau, source de vie. Le petit bassin reçoit aujourd’hui un peu de terre végétale et de jolies fleurs au printemps.
CHANSON SUR LA FONTAINE DE COUZON PAR M. HYDE DE NEUVILLE
On vante beaucoup Charbonnières,
On court y chercher la santé.
J’ai bu son onde salutaire
Et j’en ai éprouvé la bonté.
Il est une source aussi pure
Qui, sans avoir son renom,
Pourrait faire plus d’une cure :
C’est la fontaine de Couzon (bis).
Si la triste mélancolie,
Si les chagrins, si les années,
Viennent traverser votre vie
Fuyez le grand monde et Paris,
Cherchez la paix et l’innocence;
Mais où les trouver, dira-t-on?
Oh! venez avec assurance,
A la fontaine de Couzon.
Dans ce petit coin de la France,
Vous trouverez gaieté, bonheur,
Et cette douce confiance
Qui fait les charmes d’un bon cœur.
Là point d’intrigue, d’imposture,
Il faut être ou devenir bon,
On dirait que l’âme s’épure
A la fontaine de Couzon.
Oui, cette source fait merveille,
Elle électrise les bons cœurs
Et mieux que le jus de la treille,
Elle enivre tous les buveurs.
Mais n’accusons pas la fontaine
De troubler la raison,
Ici l’on devine sans peine,
Comment on s’enivre à Couzon.
Oui, grâce à ces eaux bienfaisantes,
Les Couzonnais sont excellents,
Les Couzonnaises sont charmantes
Et Couzon fourmille d’enfants.
Mon voisin, buvons de cette onde,
Suivons l’exemple du canton,
Car Dieu veut qu’on peuple le monde,
Quand on est bourgeois de Couzon.
